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tout simplement un homme ...
Je suis tel que je suis
Peu de choses à vrai dire
Plus je cherche, moins je suis
Il y a mieux, il y a pire
Une enfance bienheureuse
Quelques études littéraires
Peu d’années malheureuses
Je vivrais millénaire
Mais la vie est si courte
Seuls les Dieux ont cette force
Que leur âge point n’écourte
Et bien que je m’efforce
De paraître en ce lieu
Homme je suis, fors un Dieu
Cuenca .es Gnôté séôton
Sonnet irrégulier par Cépygé.X ©
Les Maissineries II.00
J'habite une petite bourgade appelée MAISSIN située en La Haute Lesse dans
Les Ardennes belges-Province de Luxembourg. Né le 25.07.1936, la poésie a
toujours été mon passe-temps préféré. mais je l'ai délaissée ....Après des
humanités anciennes (dites gréco-latines) puis 40 années de travail en
banque et de comptable en sus dans le privé, j'ai pu ENFIN me consacrer à
l'écriture de textes que j'appelle pompeusement mes poèmes.
Cépygé. X
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(nouveau)
L’Idéal
Chacun est en ce monde avide d’idéal
Certes l’idée est noble et dope nos envies
D’idéal en amour, d’idéal en la vie
Parfois il éclot, las il n’est point féal
Ce rêve idéel est teinté de bonheur
Du bonheur d’une vie simple, bien ordonnée
A l’abri des regards un peu comme les fleurs
Dont la beauté nous grise ainsi qu’un romanée
Pour qu’il survive en paix, le jour, la nuit, les ans
Voilà ce qu’il lui faut à un cœur tel le sien
Non les choix d’un ermite ou ceux d’un bohémien
Mais l’unique idéal au hasard des saisons
Fut de gérer en paix, famille, biens, maison
Sans plaintes, sans excès, toujours en souriant
A bonne-maman Julia M
Sonnet par Cépygé.X
Las maissineries . V.20 ©
Vieilles pierres
Là-haut sur son rocher majestueux se dresse
Le château de Bouillon, celui de Godefroi
A l’abri des vieux murs les pas d’un palefroi
Résonnent en échos en notre forteresse
Au sein du fier donjon des esprits en détresse
Fredonnant des refrains qui nous glacent d’effroi
Errent souvent l’hiver et les soirs de grand froid
Avec de blancs fantômes enivrés de tendresse
Les pierres et les rochers nous content le vieux bourg
La vie des pauvres serfs vivotant au faubourg
Car elles ont vu en bas défiler tant d’histoires
Des actes criminels de barbares en armes
Des batailles sanglantes et des cris de victoires
Et parfois en cachette elles sont toutes en larmes
Sonnet
par Cépygé.X le pseudo de
de Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
à Bouillon.be
Les Maissineries. XII.20 ©
Paroles et pensées érotiques
Paroles:
Sois la bienvenue mon coeur à ma table ce soir
Pour te plaire, O ma reine, j’ai choisi ce palais
Prends place je te prie, n’aie crainte de t’asseoir
Où règnent en ce haut lieu les plaisirs du palais
Pensées:
J’ai eu beaucoup de mal à l’attirer ici
Avec ce genre de fille il faut des gentillesses
Enfin elle est présente, j’ai eu bien des soucis
Paroles:
Merci mon ami pour cette invite aimable
J’aime et ne refuse point ta compagnie galante
J’adore en effet être avec toi à table
Surtout que je la sais toujours étincelante
Pensées:
Je suis vraiment sensible et ses propos me plaisent
Mais ne lui dirai pas mes sentiments pour lui
A moins qu’il ne me charme et me languisse d’aise
Paroles:
Mon amie, que de joies, de plaisirs vous me faites
Vous êtes bien jolie en cette parure de fêtes
Mon c?ur est plein de feux, et pour vous il s’enflamme
Et brûle en cet instant à vous conter sa flamme
Pensées:
Elle me plait plus que tout avec sa longue tresse
En sa jupe mini courant au ras des fesses
Déjà je sens EROS en moi croître en vigueur
Paroles:
Voulant briller pour vous en cette soirée de rêve
J’ai mis mes beaux atours car je connais vos goûts
Oh mais que me dites-vous? Vous êtes un orfèvre
Et me troublez mon cher avec votre bagout
Pensées:
Je vais rester de marbre sous ses propos charmeurs
S’il me veut pour amie en son humble demeure
Qu’il le dise vraiment car j’envie vivre chez lui
Paroles:
Donnez-moi votre main, votre c?ur pour la vie
Je vous jure ma mie d’être amour éternel
Répondez-moi franchement si vous avez envie
Mon c?ur ne peut aimer que femme exceptionnelle
Pensées:
Que de plaisirs j’aurai à aimer cette fille
Rien qu à poser ma tête sur ses jolis nichons
Ou à nicher mes mains en des lieux folichons
Paroles:
Je vous donne mon ami mon accord et mon c?ur
Je serai toute à vous et fidèle pour la vie
J’ai eu de grand bonheur en votre compagnie
Vous êtes celui seul qui puisse aimer mon c?ur
Pensées:
Enfin c’est terminé, je lui plaisais je pense
Il me courrait aux fesses, il est grand temps pour lui
Que cesse cette attente, que j’aie ma récompense
par Cépygé.X le pseudo de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries VI.04 ©
Hiver
Mais que sont devenus
Nos hivers d’autrefois
Il est bien révolu ce temps
Où les quatre saisons
Marquaient leur différence
Car la terre hors raison
S’échauffe et agresse
Immuablement printemps
Eté, hiver, automne
Rendant le monde monotone
Mais que sont devenus
Nos hivers d’autrefois
Finies les batailles rangées
Aux boulets de neige
Les glissades en traîneaux
Les bonhommes de neige
Tous ces jeux hivernaux
Où les gamins rougeauds
Frisent l’exubérance
Mais que sont devenus
Nos hivers d’autrefois
En ces temps de froidure
Où les forêts givrées
Désertées des oiseaux
Et où le gel perdure
Ont un air désœuvré
Seuls chevaux et attelages
Déblaient les blancs villages
Et leurs routes enneigées
De leurs congères épaisses
Mais que sont devenus
Nos hivers d’autrefois
Ils font maintenant la mémoire des vieux
Qui les vivent encore en des rêves radieux
Ode
par CéPYGé. X le pseudo de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries III .20 ©
La femme
Une icône vivante apparut à mes yeux
C’était une femme, un être exceptionnel
Sa tenue lui donnait un charme mystérieux
Je tombai amoureux, ce fut irrationnel
Son maintien, son allure avaient un port d’altesse
Etait-elle brune ou blonde hélas je ne sais
Tant je fus subjugué par ses nobles attraits
Je suis resté sans voix devant cette noblesse
Mes audaces à savoir forcèrent mon désir
Ma curiosité lors se fit un peu plaisir
Elle était la compagne et une alliée de rêve
D’un humain qu’elle aimait d’une affection loyale
Dès lors j’enviai l’élu et la beauté royale
Qui le grise d’amour chaque jour et sans trêve
Sonnet
par CéPYGé X le pseudo de
Pierre -Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries 1.20 ©
Abus
Si j’en crois les on-dit, les abus sont multiples
Ils fleurissaient déjà durant l’antiquité
Comblant d’aises hélas nombres de fiers disciples
Ils foisonnent encore en la modernité
Abusant sans honte les pauvres asociaux
Il est des êtres humains qui jouent les proxénètes
D'autres tapis dans l’ombre usent de biens sociaux
Aux motifs d’études, ils hantent la planète
Ses maîtres jouissant de pouvoirs abusifs
D'autorité, de confiance et de maints attributs
Et de psychologies à l’esprit incisif
Le spirituel lors serait source d'abus
Même le temporel subit des dérapages
Le monde des vivants certes est imparfait
Mais tout n’est pas mauvais, il est des hommes sages
Gérant sans abuser de la vie les bienfaits
par CéPYGé X le pseudo de
Pierre -Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries X.20 ©
Corpus et Corpora
Je suis comme beaucoup admiratif du beau
Un plaisir en ma vie, personnel et humain
Je suis fan et ami du sexe féminin
J’aime glisser mes doigts partout sous leur hennin
Plonger un œil coquin en leurs yeux et oser
Sur leurs lèvres poser une baise d’amour
J’aime lorsqu’en jupes-mini elles trottinent
Admirer leurs jambes sans jamais m’en lasser
Et leurs corps et leurs seins aux petits bouts rosés
Et leurs fessiers graciles où le string se devine
Je suis alors tenté de leur avouer glamour
« Tout en vous Mesdames , tout me fait rêvasser »
J’aime aussi admirer ainsi que les gamins
Des fées se pavanant comme font des robots
Défilant au galop aux rythmes d’un piano
Ou des athlètes hors normes abaissant des records
Mais suis abasourdi en mon âme et mon corps
Que cette devise qui me hante toujours
Que voici : « Mens sana in corpore sano »
Ait perdu de son âme et ne soit plus en cours
J’aime en sa beauté voir la pure perfection
Des corps et de l’esprit ; elle a mon affection
Ode
par CéPYGé. X le pseudo de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries XII.20 ©
Plaisir des sens
Prendre une coupe de vin
En humer le bouquet
Et mirer ses reflets
Faire tinter son cristal
Déguster ce régal
M’est un plaisir divin
Un peu de ce nectar
Donne vie à nos sens
L’excès donne naissance
Aux orgies du fêtard
Et Bacchus grâce à Toi
Maître viticulteur
Ton vin comble d’honneurs
La table sous mon toit
Les Maissineries IV.19 ©
Le Rapace
J'ai connu ce cupide
Dont la vie n'a de cesse
D'augmenter ses richesses
Et ce jeu le déride
Artiste de génie
Il est maître en cet art
Son talent s'ingénie
À draguer les dollars
Harpagon n'est point mort
Il vit intransigeant
Hors luxe et sans remords
Avide, épris d'argent
Son amour et ami
Et son seul Dieu admis
von B.W. Queens Hotel
in Baden-Baden
par Cépygé. X
le pseudo de Pierre Fernand
CRASSET MAUVIEL
Les Maissineries IX 20 ©
à mes professeurs
Voilà maintes années déjà que le collège
Ce lieu où j’ai grandi et ai pris de l’étoffe
Me rappelle l’époque où j’eus le privilège
D’avoir des pédagogues aussi nommés les profs
De ceux-la, ma mémoire a gardé certains noms
Je les vois plus encore affublés d’un surnom
Heureux temps que ce temps, ce temps d’adolescent
Hélas il est allé vers un temps sénescent
Puits de sciences, vaille que vaille ils inculquaient
Les bienfaits de leur science à de futurs adultes
Nos consciences et nos corps chaque jour s’éduquaient
Lorsque j’écris ces vers tout mon « ego » exulte
Peu me chaut leurs défauts, j’ai apprécié mes maîtres
Il appert qu’en mon cas, ils firent mon bien être
à AR Bouillon. be 1949-1955
Sonnet irrégulier
par Cépygé.X le pseudo de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries VIII. 20 ©
Mézières le 25.VII.1836
Madame,
Peu enclin à sourire tant j'ai peine en mon coeur
Incapable d'encore endurer cette flamme
Qui sauvagement me ronge et me brûle le coeur
Au point de m'étioler l'âme, le corps, et l'esprit
J'ai pris la liberté d'écrire, pardonnez mon audace, Madame
Ce billet anonyme mais toutefois sincère
Cette lettre osée vous dira tout l'amour
Dont mon coeur envers vous est épris
L'attirance qui me pousse à rêver
Qu'une idylle qui sait, une idylle d'amour
Pourrait naître avec vous et grandir
Comme en mes rêves je voudrais dans mes bras
Vous serrer; à l'oreille tout bas vous dire
Ces mots doux et calins que chantent les trouvères
Les sussurer, lors qu'ils puissent en vous se graver
Moi, en rêveur un peu fou, blotti entre vos bras
Un regard de vous qui se perd dans le mien
Un sourire, une parole, mon coeur en est ravi
Et vous avoir chez moi, vous voir au quotidien
En ces pensées déjà se créent nombres de joies
Lors mon souhait premier serait à l'envi
D'être amis; à voir ce rêve-là mon esprit jà festoie
Si curieuse vous êtes, l'anonyme vous attend
Chaque vesprée au pont de Pierre, lieu propice
Et combien romantique où l'amoureux patent
père votre venue prochaine sous d'excellents auspices
à Jeanne Marie MAUVIEL
n° XII Faubourgs de Pierre
en Mézières
Lettera amorosa-
Thème du printemps de poètes 2007
par CéPYGé.X
le pseudo de Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL
Les Maissineries VII.20 ©
Abandon
Il est des mots charmants, las celui-là est triste
Ceux fleurant la bonté sont d’admirables dons
Ils détonnent en ce monde enclin aux abandons
Pour de futiles joies qui affligent et attristent
Le monde émerveillé d’enfants abandonniques
Qui s’en va à vau-l’eau avecques les années
S’éloigne toujours plus des rêves surannés
Emmenant les esprits en des lois anomiques
Vous décrire a bandon mes intimes pensées
Désuètes pour l’heure, inouïes, encensées
Par d’insolites vers, composés sans vergogne
Certes en ce bref instant je m’abandonne encor
A l’espoir d’être lu sans que pourtant j’implore
Car même un abandon ne ferait que j’en grogne
(Sonnet irrégulier par Cépygé. X
©
Les Maissineries X.20)
Sérénade
Si tu voulais , ma mie
Ecouter mon aubade
Rendre reine ma vie
Evite de surseoir
Ne laisse pas l’Amour
Amie, mon tendre amour
Dès cette nuit, ce soir
Entends ma sérénade
(Acrostiche par X.Cépygé
©
Les Maissineries XII.20)
Anniversaire
Depuis l’antiquité, l’homme adore les fêtes
Faisons donc la nouba tant qu’on peut si l’on aime
Avec forces plaisirs sans les excès bohèmes
Par soucis de garder équilibre en nos têtes
Les anniversaires sont les occases rêvées
Où l’on rit, où l’on boit, où l’on rote, où l’on chante
Où l’on danse à vingt ans, à cinquante, à septante
Lors, mon« ego » se plait à les voir ravivées
Ainsi je vis heureux avec ces sensations
Las, il en est certains qui créent des vexations
Dues aux chagrins cruels et génèrent des larmes
Notre vie serait triste avec juste des charmes
Qu’elle ait des hauts, des bas, je fuis le tristounet
Car je suis optimiste et vous le dis tout net
(Sonnet irrégulier Par X. Cépygé
©
Les Maissineries III.20)
! Poète ?
Dire en des mots choisis les choses de la vie
Magnifier les Amours, chanter la mort sordide
Exalter les plaisirs, les regrets ou l’envie
Raconter la souffrance humainement perfide
Etre maître des sons, jouer avec les sens
Jongler avec les rythmes en musicien du verbe
Montrer de l’au-delà ce que l’humain encense
Détailler des miracles aux sensations acerbes
Inspirer l’idéal de féminines âmes
Emouvoir par l’image et créer l’émotion
Dépeindre le détail pour que d’aucuns se pâment
Suggérer en rêveries d’irréelles notions
Le poète a ce don de peindre avec des mots
Les maux du monde entier parfois à demi-mot
Poétisant le laid pour en faire du beau
En artiste il vit, reclus en son tombeau
Le poète par son art de combiner les vers
Fait vivre à ses lecteurs, rêveurs dans l’univers
Après un dur labeur de recherche artistique
Ses rêveries intimes en des formes classiques
Suis-je un poètereau ou un futé poète ?
Auprès de vous Lecteurs, permettez que j’enquête…
(Ode par X Cépygé Les Maissineries IV.20)
©
Une fontaine parisienne
Au sein du vieux Paris
Se cache une fontaine
Impasse poissonnière
Ignorée des honneurs
Elle gît là, majestueuse et fière
Au fil des ans et jamais désoeuvrée
Hors sa gueule cuivrée
Au faciès marri
Elle crache dit-on, l'eau de la Seine
Loin du regard des foules
L'été, même l'hiver, à toutes heures
Toujours son nectar d'Or s'écoule
(par Cépygé.X Les Maissineries IV.20)
©
Larmes
Mon Dieu, que c'est triste les larmes
Celles qui une à une s'écoulent
En graines de chagrin et roulent
Comme perles et rosée
Sur les joues d'une infante en pleurs
Dieu, que c'est triste ces pleurs
Aux yeux des gens du monde, nos larmes
Ces larmes impromptues seraient le fabuleux miroir
Des reflets de notre âme
Dès lors qu'au bord d'un oeil, de dame
Je vois; poindre et apparoir
Telle une larme d'aurore soudre en matinée
Une goutte emperlée d'une humeur larmeuse
Je sens vivre en moi un instant de bonheur
Car ces larmettes m'inspirent, elles seules d'ailleurs
S'en venant droit du coeur éminemment charmeuses
(par X Cépygé Les Maissineries X.20)
©
L’Anthologie et les mots
Écrire et versifier avec style et beauté
Des mots donnant la vie et d’autres primautés
À des vers émotifs et à rimes parfaites
Tendrement composés font ma joie et ma fête
Choisir les mots qui font des bouquets de parole
Être l’élu des foules, être en fait une idole
Être mis en compil au sein de florilèges
Le poète émérite a seul ces privilèges
N’étant point ce poète en ce sens n’étant rien
Par le monde hélas, je suis juste un terrien
Indigne de planer en la chrestomathie
Où dort le merveilleux au creux d’oeuvres choisies
(Ode par Cépygé. X Les Maissineries V.20)
©
Prison
Du tréfonds de ma geôle
Que nul plaisir n’enjôle
Bonnes gens sans histoires
Oyez mes cris, oyez
De ce lieu, la prison
Fleurant bon le sison
Où je fais purgatoire
En mes regrets, croyez
Pour porter haut mon nom
Du bouge carcéral
Où je suis fourvoyé
Je fais voeu du renon
De mes tares et travers
Quoique ancrés, viscéral
Par ces mots, par ces vers
Humains ce jour, soyez
Pitié de moi, ayez
(Prière par Cépygé. X Les Maissineries X.20)
©
Martialis modo
D’aucuns amassent argent et biens
D’autres par contre ont peu ou rien
Moi j’erre ainsi parmi ces gens
Sans pour autant être indigent
Ma vie coule selon mes goûts
Certes j’ai eu dons et bagou
J’écris en vers sans qu’ils épatent
Puisque ma bourse point n’éclate
J’irai bientôt rimer ailleurs
Pierre n’est hélas qu’un rimailleur
(épigramme par Cépygé .X Les Maissineries IX.20
Assmannshausen .am Rhein – Rûdesheim .de)
©
Ma complainte
Je suis le vagabond
Honni, pestiféré
Le banni moribond
Et oncques préféré
Je suis le troubadour
L’écuyer qui fait rire
Même mes calembours
Sont omis d’ouï-dire
Je suis las, éreinté
Main tendue à l’aumône
J’ai beau dire et feinter
Ma sébile encore chôme
Chantonnant par les rues
Je parcours seul la ville
Jadis personne en vue
Ores je suis pauvre et vil
(Poème lyrique par Cépygé. X
Les Maissineries X.20)
©
à aimer quelqu’un ....
à aimer quelqu’un en secret
Voilà le passe-temps discret
Du chançard, direz-vous, en choeur
Hélas, mes amis, pour mon coeur
Un dilemme, parfois, des regrets
Car l’Amour fait fi des décrets
Tout coeur à ce jeu se soumet
Sans penser, presque sans rancoeur
à aimer quelqu’un (en secret )
Souhaitant un pardon discret
Faites grâce à ce Pierre Crasset
Porter par l’élan de son coeur
Sa conduite, il le sait, écoeure
Car toujours, il est encor prêt
à aimer quelqu’un (en secret )
(Rondeau nouveau par Cépygé. X
Les Maissineries I.20)
©
Le chant des villes
(Thème du Printemps des Poètes 2006)
Je n’entends plus hélas les vieux chants de ma ville
Ni bise, ni zéphyr comme autrefois n’emportent
Ces bruits d’hier encor familiers en ma ville
Certes ma cité vit mais me paraît bien morte
Je n’entends plus au loin ses matins de rumeurs
Naissant au point du jour dès que les coqs chantaient
Et que les carillons en grand nombre enchantaient
De leurs sons éthérés clamant la bonne humeur
Je n’entends plus vibrer les pavés du chemin
Sous les pas des chevaux halant leur carriole
Les jurons des charretiers, les gouailleries des mariolles
Quand ma ville s’ébroue sans ses cris de gamins
Je n’entends plus depuis que d’incessants ronrons
Ceux de moteurs ronflants de nos ans les fleurons
Je n’entends plus muser que ces sons en ma ville
Mes regrets se font jour les soirs à Charleville
Je n’écouterai plus les vieux chants de ma ville
Ils survivent en mon coeur loin de ma morne ville
(En Charleville.Mézières.fr.08)
par X Cépygé Les Maissineries III.20 ©
Les passeurs de mémoire
(Thème du printemps des poètes 2005)
Je fus plongé jadis du temps de ma jeunesse
En des textes en grec, en latin, en français
D’érudits d’occident ayant gloires et succès
Dont les vertus profondes ont créé ma richesse
Ma mémoire a gardé en mon coeur la tendresse
Pour les écrits en prose et poèmes et tercets
Pour les odes et sonnets, les lais et autres essais
Dont les scribes et lettrés ont sauvé la noblesse
De nos jours, fors les lettres où les maths sont en verve
Mes regrets sont réels et ma vieillesse observe
Les oeuvres d’autrefois se muant en grimoires
Ce sonnet que j’écris en vous narrant ma peine
Resterait sans écho s’il n’était les mémoires
De passeurs de talent, sa survie serait vaine
Sonnet par CéPYGé .X, Les Maissineries III.20
©
* * *
le site de
Pierre-Fernand CRASSET-MAUVIEL/CéPYGé.X:
http://users.skynet.be/les.maissineries
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