nielles
pierre d’argile
dans le vide
des sables
tu dis
l’absence
du soir
resté désir
vivre
le souvenir
de la cendre
effacée
par le geste
de deux lèvres
scellées
les voix
dans l’ombre
une vie
à rebours
on aurait souhaité
la perte de mémoire
devant la porte
restée fermée
comment
tracer
le silence
à fleur
du corps
laissé
en proie
au temps
parole
enfouie
sous la
terre tiède
message d’ici
dans l’oubli
de la chair
une main
restera tendue
certain
du sourire
l’ailleurs
en abîme
trouer le lit
par le feu
l’espoir
n’est que
brasier
de paille
l’histoire
n’est plus
la même
devant le phénix
l’ombre du mot
dira
l’anamnèse
écrite
dans la plaie
greffe le souvenir
sur la terre ouverte
penser
l’instant
devant l’éternité
conduire aux
cages du vent
la parole
offerte
contre
l’ennemi
qui ronge
par derrière
Ourganos
… Sphères d’exil… Midi flairant la solitude des rapaces à leur gîte,
flairant l’argile de la demeure sans porte…
… Trois étoiles comme des yeux de Cyclope brillent dans le miroir en
triptyque. C’est l’eau du silence qui sort du pan de mur devant l’arbre
mort…
… L’odeur des cactées nous ravine la mémoire. Midi de fauve, je t’ai nommé
jour-de-tristesse sous ta longue houppelande d’ascète.
[…]
… Un navire a échoué dans le désert, au milieu des sables infinis. Nous
l’avons choisi comme temple de la solitude pour étudier les sciences
maudites…
… Sous une pyramide en verre, nous nous sommes assis, contemplant les
étoiles à portée d’esprit. Ce sont les îles de l’éveil astral, seules
abordables par le sentier d’une longue initiation…
© Laurent FELS, 2008
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